Les clés de
la réussite

1995-2020

25 ans

25 ans de soutien à l’entrepreneuriat

Accompagner ceux qui osent entreprendre. Depuis 25 ans, GENILEM soutient des entreprises novatrices en démarrage. De l’informatique au commerce en passant par l’industrie ou les technologies vertes, GENILEM propose aux entrepreneurs innovants des cantons de Genève et de Vaud un coaching professionnel de 3 ans mais aussi des formations et des séances de conseil.

Avec plus de 260 entreprises épaulées depuis 1995 et un taux de survie à 3 ans de 85%, GENILEM est devenu un acteur majeur de la scène entrepreneuriale suisse. L’an dernier, elle a mené plus de 750 diagnostics de projets et formé plus de 300 créateurs d’entreprise. L’accompagnement sur la durée représente un atout majeur pour les entrepreneurs qui peuvent ainsi partager leurs idées et leurs doutes avec un coach professionnel.

Pour cette année anniversaire, GENILEM vous invite à découvrir la diversité de l’entrepreneuriat romand. Vous retrouverez tout au long de l’année des portraits de femmes et d’hommes qui incarnent la « génération GENILEM ».

Sous forme de vidéos, d’articles ou de podcasts, leurs témoignages permettront de mieux comprendre les défis de l’innovation, et comment ces créateurs ont trouvé les moyens de les relever. Ils discuteront avec des experts des clés du succès mais aussi des raisons de l’échec, partie intégrante de la création d’entreprise.

Plusieurs évènements sont prévus. Vous pourrez notamment participer à des visites d’entreprises ou assister au concours de « pitch » qui se tiendra en automne. En trois minutes seulement, les nouveaux entrepreneurs devront présenter leur projet face à un jury d’experts pour les convaincre de l’intérêt de leurs idées. Suivez notre agenda pour ne pas manquer les inscriptions!

Entreprendre, se développer, acquérir son autonomie, et surtout vendre! Vous trouverez ici les expériences et les conseils essentiels au lancement d’un projet.

David Narr (directeur) & Frédéric Hohl (président)

Le conseil

20 avril 2020

Up Green Recycling

Vainqueur du prix GENILEM HES SO 2018, Up Green Recycling avait convaincu le jury grâce à sa poubelle innovante et durable MINT et remporté 3 années d’accompagnement chez GENILEM.

Les trois fondateurs, Aude, Luca et Tim se sont rencontrés au cours de leur Master et ils ont rapidement développé une passion commune: les déchets. Leur esprit entrepreneurial couplé à une conscience écologique très forte les ont poussé à développer une solution de tri des déchets simple, innovante et sans odeur. L’objectif était de répondre à une problématique locale en intégrant les utilisateurs au cœur de la démarche. Up Green Recycling a confronté l’intérêt de son produit aux potentiels usagers à travers une campagne de financement participatif. Opération séduction réussie puisqu’ils ont récolté 242% du montant espéré grâce à 891 contributeurs. L’entreprise continue de faire grandir son projet au quotidien avec l’objectif d’avoir un impact écologique durable sur la vie locale.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur up-green.ch

6 février 2020

Ecosapin

Alumni GENILEM depuis 2014, Ecosapin a pour mission de faire renaître vos sapins après la période des fêtes.

Son amour pour l’agriculture couplé à une prise de conscience écologique ont poussé Julien Bugnon à créer son entreprise. Le concept est très simple : livrer les sapins avant la période des fêtes et les récupérer directement chez vous pour les replanter afin qu’ils continuent à vivre. Chaque année, 20 agriculteurs et paysagistes se joignent à l’aventure. Après 9 ans d’existence, Julien et son équipe collaborent avec 9 partenaires en Suisse. Fier de la réussite de son entreprise, le credo reste toujours le même : s’amuser en travaillant et donner le sourire aux clients.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur www.ecosapin.ch

12 mai 2020

Brasserie Dr Gabs

Le brassage fait la force

La brasserie vaudoise Dr Gab’s est parvenue à s’imposer sur le marché très concurrentiel de la bière en Suisse. Le trio d’associés a fait de leur complémentarité une force entrepreneuriale.

« Soigner le mal par le malt », voilà la prescription de Dr Gab’s. Depuis sa création en 2011, l’entreprise vaudoise a continuellement augmenté sa production, pour devenir un des principaux brasseurs artisanaux de la région. Avec ses 30 collaborateurs, Dr Gab’s produit aujourd’hui plus d’1,5 millions de litres de bière par année.

À l’origine de cette aventure, on trouve trois amis qui partagent une passion pour la bière. Gabriel Hasler, Reto Engler et David Paraskevopoulos passent leur enfance ensemble dans la région lausannoise. Les trois compères débutent par brasser par passion de la bière dans le garage d’une maison d’Épalinges. À la fin de leurs études supérieures en 2009, ils prennent la décision de poursuivre le projet sous la forme d’une entreprise. « Il fallait faire un choix, se souvient Gabriel Hasler, cofondateur de Dr Gab’s. S’investir totalement pour ce qui était à l’époque un hobby, ou entrer sur le marché du travail dans nos branches respectives. » La bière l’emporte. Ils déménagent rapidement dans de plus grands locaux à la Claie-aux-Moines à Savigny en 2012. Face à l’augmentation de la demande, ils augmentent leur production et décident en 2018 d’investir dans une brasserie plus grande et plus professionnelle à Puidoux.

« La bière est un domaine riche, les goûts peuvent être très variés. À l’époque les seules bières disponibles sur le marché étaient des bières blondes et légères produites par les multinationales, il manquait une offre de bières artisanales locales. » Blanche, ambrée, brune ou blonde, Dr Gab’s propose désormais une gamme de six variétés distinctes de bières. En 2017, cinq d’entre elles remportent un prix au concours des Swiss Beer Award, compétition qui prime les bières nationales.

Pour concurrencer les géants du secteur, la brasserie vaudoise commercialise dès 2017 une bière blonde légère appelée « Swaf ». Vendue en cannette et en pression, cette dernière est déjà autant consommée que toutes les autres. S’ajoutent aussi des bières en édition limitée, produites de manière saisonnière ou en partenariat avec d’autres brasseries. La dernière en date dénommée « Röstigraben » a été conçue avec les Zurichois Dr. Brauwolf et les Tessinois Officina Della Birra.

Dr Gab’s a bénéficié du coaching de GENILEM de 2011 à 2014. Le cofondateur Gabriel Hasler souligne la plus-value de ce soutien auprès du public : « Le fait d’être aidé par GENILEM valide l’intérêt de notre projet. Cette image positive nous a notamment aidés à obtenir nos premiers financements bancaires. GENILEM nous a aussi obligés à structurer nos objectifs et notre business plan. Enfin, leurs événements nous ont permis d’accéder à un tissu d’entreprises locales, nous avons même établi des collaborations professionnelles avec certaines. » Aujourd’hui, Dr Gab’s soutient à son tour GENILEM en participant à leurs événements et en partageant leur expérience avec de nouveaux entrepreneurs.

La brasserie vend 50% de ses produits via des partenariats avec plus de 1000 restaurants, hôtels et cafés en Suisse. Ils commercialisent également leurs produits dans les magasins alimentaires et investissent les événements publics comme les festivals. Avec son identité locale et humoristique, Dr Gab’s séduit un public de « jeunes professionnels entre 20 et 45 ans plutôt urbains. Nous avons également une forte clientèle féminine, qui contrairement aux idées reçues, aime beaucoup la bière et notamment celles qui ont du goût. »

Des amitiés complémentaires
Par leurs différents parcours, les trois associés de Dr Gab’s s’avèrent particulièrement complémentaires pour gérer leur société. Gabriel a fait HEC Lausanne et s’occupe de la direction générale, de l’administratif et des finances. David, possédant un apprentissage en commerce et diplômé de l’École Hôtelière de Lausanne est responsable des ventes. Enfin, Reto a étudié l’ingénierie à l’EPFL et s’occupe de la gestion de la qualité de la bière et de la communication. « Notre complémentarité fait notre force, remarque Gabriel Hasler. Elle nous pousse à confronter nos idées pour trouver une solution nouvelle, aboutie par différents points de vue. C’est un bon exercice qui permet de prendre le recul nécessaire à la prise de décision. »

Dr Gab’s a rapidement intégré cette idée à son fonctionnement en se dotant dès 2011 d’un conseil d’administration composé des trois associés d’origine et de trois conseillers non-actifs dans la brasserie. Le cofondateur souligne également l’importance de rédiger les conditions de l’association dès les débuts de l’entreprise afin que les questions managériales soient claires, en cas de problème ou de réussite. Aujourd’hui, Dr Gab’s vise à s’implanter durablement sur le marché national. L’entreprise exporte peu sa production, « l’objectif premier restant d’apporter une plus grande diversité de bières en Suisse ».

Chiffres-clés Dr Gabs

de litres en 2019

employés

associés

24 avril 2020

Summit Foundation

La montagne sans déchets

Depuis presque 20 ans, Summit Foundation aborde les questions de propreté dans la nature et imagine des solutions ludiques pour inciter la population à recycler.

C’est un job d’étudiant qui a tout déclenché. À la fin des années 1990, pour financer ses cours à l’école de marketing Polycom à Lausanne, Laurent Thurnheer travaille tous les week-ends à la montagne dans le secteur de l’événementiel. Il observe alors pour la première fois les déchets qui surgissent avec la fonte des neiges. « J’ai été choqué de voir tous ces emballages. J’avais toujours cru que la Suisse était un pays très propre. D’autant plus que les déchets venaient de personnes qui se considéraient comme respectueuses de la nature. » Il estime alors primordial de communiquer sur le problème de ces détritus et de déclencher une prise de conscience – un geste pionnier à une époque où les questions environnementales ne faisaient pas encore partie des priorités dans la société.

En 2001, l’entrepreneur, qui a alors 28 ans, fonde Summit Foundation. Il choisit la structure de la fondation car « l’environnement ne doit pas être une histoire de profits ». Sa première idée : transformer une boîte à bonbons en une poubelle portable pour de petits déchets comme les emballages et les mégots. La boîte – l’Ecobox – est fabriquée en fer blanc recyclé dans un atelier de l’association Afiro à Vevey. À son démarrage, Summit Foundation a pu bénéficier d’un accompagnement de GENILEM pendant trois ans. « À l’époque, les projets à but non-lucratif n’avaient que très peu l’occasion d’être soutenus. Mais j’ai eu la chance de tomber sur un conseiller qui croyait en ma fondation. »

GENILEM a accompagné la mise sur le marché de l’Ecobox. « Ils m’ont aidé à rédiger des fiches produits et à démarcher des revendeurs. Grâce à GENILEM, la fondation s’est rapidement professionnalisée ». Parmi les autres avantages de ce soutien, il met également en avant les nombreuses rencontres, les « stamm », avec d’autres entrepreneurs réalisés dans le cadre de l’association, ce qui lui a offert un premier réseau. « Le fait d’être soutenu par GENILEM a aussi apporté une certaine crédibilité à Summit Foundation, ce qui a facilité la recherche de partenaires. »

Aujourd’hui, Summit Foundation compte quatre salariés fixes et l’appui de 250 bénévoles par année. La fondation génère un chiffre d’affaires d’environ 500’000 francs qui se compose à 65% des ventes de produits et de services. Le reste vient de financements ponctuels pour des projets précis ainsi que du mécénat. Le premier partenaire a été la marque américaine spécialisée dans les sports de glisse Quicksilver en 2002.

Sensibiliser par la bande dessinée
Les produits et services proposés par la fondation se sont largement diversifiés depuis ses débuts. Plus de trois millions d’Ecobox ont été vendues à ce jour, essentiellement sur le marché suisse. De nombreuses entreprises et organismes publics ont sorti des éditions à leur nom, à l’instar des CFF ou de la ville d’Yverdon-les-Bains. En 2006, la fondation a également conçu une borne de tri verticale. « Elle permet de trier sept types de déchets de manière ludique. Dans les festivals comme le Montreux Jazz ou dans les communes qui ont installés ces bornes – par exemple Morges ou Aigle –, on a pu constater une qualité de tri de 93% ». 

Depuis 2008, Summit Foundation propose aussi des ateliers et des activités pour les entreprises, en organisant par exemple des journées de ramassage de déchets à la montagne comme activité de teambuilding. Des centaines d’entreprises suisses ont ainsi bénéficié des services de la fondation. L’initiative qui a eu le plus grand impact a été la conception de bulles contenant des messages de sensibilisation en 2012. Représentées dans un style de bande-dessinée, ces bulles s’adressent aux skieurs sur un ton à la fois décalé et informatif pour les inciter à garder les pistes propres. Un exemple : « Pufff ! Un mégot peut polluer jusqu’à 500 litres d’eau ! ». Les panneaux illustrés sont visibles dans plus de 70 stations de ski en Suisse, 15 campagnes différentes ayant été réalisées. Selon Laurent Thurnheer, un skieur sur deux en Suisse les voit pendant une saison.

Quel a été l’impact de presque 20 ans de sensibilisation de la part de Summit Foundation ? « Je me souviens qu’au début, on nous a pris pour des extraterrestres. L’environnement ne faisait pas encore partie des préoccupations de la population ». Depuis quelques années, une vraie prise de conscience s’est révélée – ainsi, Laurent Thurnheer constate que beaucoup moins de déchets sont jetés volontairement en montagne. Les campagnes de sensibilisation ont également beaucoup évolué. « Au début, nos messages étaient plus directifs, davantage tournés vers les gestes à éviter. Aujourd’hui, nous les combinons plutôt avec des informations utiles et surprenantes, comme celles sur les mégots. »

Chiffres-clés de Summit Foundation

bénévoles

chiffre d'affaires

Ecobox vendues

3 avril 2020

Benjie of Switzerland

Des chaussures éthiques pour les plus jeunes

En parallèle à son activité professionnelle, Christian Bagnoud a lancé en 2011 sa propre marque de chaussures pour enfants. Un projet qui a pris un tel essor qu’il s’y consacre désormais à plein temps.

Concilier design, écologie et confort en une seule chaussure pour enfants, voilà l’ambition de Christian Bagnoud. Fabriquées à partir de matériaux naturels d’origine exclusivement européenne et sans traitements chimiques, les modèles qu’il a imaginés sont venus combler un vrai manque sur le marché. «On y trouve soit des chaussures de luxe hors de prix, soit des modèles bon marché, souvent produits en Chine, conçus dans des matériaux de mauvaise qualité et fragiles.» Ce manque, Christian Bagnoud en fait le constat lorsqu’il tente de chausser ses propres fils. En 2011, il fonde ainsi sa propre marque Benjie of Switzerland, dont le nom est inspiré de la contraction des prénoms de ses deux enfants, Benjamin et Jérémie.

«Il faut compter environ 100 francs pour une paire, mais l’investissement vaut la peine. Durant la croissance, la position du pied est capitale pour éviter d’avoir des problèmes de posture à l’âge adulte.» Et comme les enfants changent rapidement de chaussures avant même qu’elles soient complètement hors d’usage, la marque collabore avec l’entreprise Texaid. Les chaussures usagées sont ainsi déposées dans un point de collecte chez Benjie of Switzerland, avant d’être triées et confiées à des magasins caritatifs qui offriront une seconde vie aux chaussures.

«J’ai commencé à imaginer le concept et à me lancer dans la réalisation de ce projet alors que je travaillais en parallèle pour l’enseigne H&M. C’était un avantage, en raison du risque financier réduit. Je pense que c’est une bonne option, ça permet de réduire la pression. Je travaillais plutôt le soir et le week-end.» La conception d’une chaussure est complexe, et celles pour les enfants doivent répondre à des besoins spécifiques. « Souvent, il est difficile pour les plus jeunes de savoir si la taille du modèle est bien adaptée à leur pied. Il fallait ainsi imaginer une semelle amovible qui permet de s’assurer que la paire convienne parfaitement. »

Un autre défi consistait à trouver des usines capables d’assurer la production selon ses critères. C’est finalement au Portugal que les pièces dessinées par l’initiateur du projet seront conçues. Le pays possède en effet un excellent savoir-faire cordonnier. La fabrication est réalisée à la main, dans le respect de normes environnementales strictes.

La vente des modèles se fait dans un premier temps en ligne et via des magasins spécialisés. En 2015, Benjie of Switzerland ouvre une boutique en propre à Genève. Dès ce moment-là, Christian Bagnoud concentre son activité professionnelle sur ce projet. Mais trouver les bons fournisseurs n’est pas simple et les usines ne tiennent pas toujours les délais fixés car les productions de grande ampleur sont prioritaires par rapport aux petites commandes.

Christian Bagnoud et son associé Julien Kervio décident alors de réaliser une campagne de financement participatif via la plateforme en ligne wemakeit. « Cela a été une bonne initiative. Elle était à la fois l’occasion de montrer les têtes derrière ce concept, mais aussi de réunir une vraie communauté autour de la marque. Une démarche qui offre à la fois du soutien, et qui permet d’avoir des retours sur les premières productions. » L’opération, menée en 2018, leur rapporte presque 60’000 francs. Une somme que le duo investit dans des machines de découpe de cuir et dans des matières premières qui leur permettent d’assurer une part de la fabrication de façon autonome.

« Lorsque nous avions consulté GENILEM pour obtenir des conseils quant à notre projet, l’association était surprise, car nous étions des seniors avec une solide expérience professionnelle. Mais pas dans le domaine de l’entrepreneuriat, pour lequel nous avions besoin de conseils.» Selon Christian Bagnoud, la vente constitue le défi majeur de l’entreprise. «Rien n’est gagné d’avance, il ne suffit pas d’avoir une idée et de fabriquer le produit. C’est seulement 20% du travail, ensuite il faut vendre. » Aujourd’hui, la marque grandit et envisage d’ouvrir de nouvelles boutiques, dont une au Koweït.

Chiffres-clés de Benjie of Switzerland

prix moyen

employés

fondation

6 mars 2020

Little Green House

« Je ne trouvais pas la crèche idéale, alors je l’ai créée »

Proche de la nature, multilingue et flexible, le modèle de crèche de Little Green House essaime dans toute la Suisse. Barbara Lax revient sur son parcours entrepreneurial.

À la naissance de sa fille en 2009, Barbara Lax ne trouve pas de crèche qui corresponde à ses idéaux. Elle décide alors de créer sa propre entreprise. Le concept: des crèches centrées sur la nature, multilingues et qui misent sur une relation de partenariat avec les parents.

« Il est important de pouvoir concilier le travail et les enfants, et cela sans devoir subir de jugement extérieur », dit Barbara Lax. De fait, ses crèches proposent des horaires étendus de 7h à 18h30 et restent ouvertes pendant les vacances. En outre, les parents peuvent y déposer leurs enfants dès 6h et les récupérer jusqu’à 21h si nécessaire. Les frais d’une journée de crèche s’élèvent en moyenne à 150 francs par jour.

Aujourd’hui, l’entreprise de 160 employés affiche un chiffre d’affaires annuel de plus de 10 millions de francs et gère des établissements à Gland, Morges, Versoix, Zurich et bientôt Genève, où une crèche sera ouverte en 2020. L’entreprise totalisera alors plus de 400 places qui serviront à près de 800 familles, la plupart des enfants ne venant pas à plein temps.

Originaire de Bavière, Barbara Lax suit des études d’ingénieur en génie civil à l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) avant de travailler douze ans chez Caterpillar à Genève en tant que stratégiste. « J’aimais mon travail mais j’avais l’impression de n’avoir aucun impact. Je développais de nombreuses idées qui se retrouvaient souvent remisées dans un tiroir, ce que je trouvais particulièrement frustrant. »

Tout en continuant à travailler chez Caterpillar, elle ouvre alors une première crèche à Gland en 2012. « C’était une période exténuante, se souvient-elle. Je ne savais absolument pas comment gérer une start-up ou une crèche, mais je devais paraître sûre de moi pour convaincre les partenaires commerciaux, les autorités et les banques.»

«J’ai fait de nombreuses erreurs à vouloir aller trop vite. J’ai par exemple signé un bail de 10 ans pour l’immeuble du premier site avant d’avoir obtenu le soutien officiel de la banque. Leur refus fut un moment particulièrement rude à vivre.» Mais la triathlète ne se laisse pas décourager. Elle trouve finalement un crédit de 500’000 francs sous cautionnement de ses biens personnels auprès de la Banque Alternative Suisse, qui dispose d’un programme spécial pour encourager les femmes à développer leur entreprise.

L’importance d’un soutien extérieur

« J’étais convaincue d’être suffisamment endurante, résiliente, motivée pour résoudre les problèmes en travaillant toujours plus. J’ai appris douloureusement qu’il faut parfois faire une pause. »

Barbara Lax témoigne également de l’importance du soutien qu’elle a reçu de GENILEM. « Le coaching m’a été essentiel puisqu’il m’a permis de discuter de mes idées et de mes doutes avec une personne extérieure au cercle de mes proches, qui s’inquiétaient trop. J’avais extrêmement peur des conséquences d’une éventuelle faillite mais je crois que de nombreux entrepreneurs passent par ces phases-là. »

GENILEM a aussi aidé l’entrepreneure à comprendre les rouages de l’économie locale et à rencontrer d’autres start-up. Reconnaissante de l’aide qu’elle a pu recevoir, Barbara Lax continue aujourd’hui de soutenir GENILEM en tant que «marraine» pour aider à son tour les jeunes start-up en démarrage.

Pour sa détermination et le succès de son entreprise, Barbara Lax a été récompensée en 2017 du prix de la « femme d’affaires de l’année » décerné par Veuve Clicquot. Forte de ses succès, Barbara Lax développe désormais un service inédit: la crèche «prête à l’emploi». L’entreprise propose l’installation de crèches aux structures préfabriquées et modulaires en bois. La commune intéressée met à disposition un terrain tandis que Little Green House s’occupe de la construction de l’infrastructure, du recrutement des employés, et de la gestion de la nouvelle crèche. Les cantons de Fribourg, de Genève et de Berne ont déjà manifesté leur intérêt.

Chiffres-clés de Little Green House

crèches

employés

fondation

4 février 2020

La Salamandre

La passion comme moteur

Il y a trois décennies, Julien Perrot lançait un petit journal consacré à la faune locale. Il dirige aujourd’hui une maison d’édition comptant une vingtaine de collaborateurs.

À 11 ans, le jeune Julien Perrot rédigeait la première édition de « La Salamandre », journal consacré à la nature locale. L’objectif : faire découvrir au public la faune et la flore pour l’amener à les aimer et mieux les respecter. Le plus jeune rédacteur en chef de Suisse romande faisait alors la une des médias. « De nombreux Romands se sont abonnés grâce à cette médiatisation », se souvient Julien Perrot qui assure son premier passage télévisé à 12 ans. Aujourd’hui, la revue bimestrielle emploie 20 salariés et se décline en trois versions disponibles en Suisse et en France. La Salamandre publie également 15 livres par année, produit des reportages vidéo et organise depuis 2003 un festival annuel à Morges.

« L’envie de faire découvrir la nature a toujours été mon moteur, souligne l’entrepreneur, diplômé en biologie de l’Université de Neuchâtel. À la fin de mes études, « La Salamandre » comptait 6000 abonnées et j’ai fait le choix de continuer dans le monde du journalisme plutôt que dans la science. De fait, j’ai dû me former à l’entrepreneuriat en autodidacte. Ce n’est pas la voie la plus facile mais elle permet d’apprendre énormément et de développer son instinct, un élément essentiel au monde de l’entreprise. »

La Salamandre a pu bénéficier de l’aide de GENILEM dès 1999, à l’occasion du lancement de son journal pour enfants « La petite Salamandre ». « Ce soutien m’a permis de structurer mon projet, explique Julien Perrot. J’ai appris beaucoup sur les subtilités du management, du financement et du marketing grâce à l’accompagnement d’un coach professionnel de GENILEM. » Le passionné cultive néanmoins son authenticité, comme lorsqu’il convainc des grandes fondations de le soutenir « vêtu de mes chaussures de marche et mon sac à dos ».

Depuis 2011, la société a évolué en une véritable maison d’édition franco-suisse indépendante. Son premier ouvrage publié est un livre de contes. En 2015, la Salamandre décide de proposer deux versions de son magazine pour enfants: « La Petite Salamandre » pour les 4-7 ans et « La Salamandre Junior » pour les 8-12 ans. Cette offre remporte un grand succès et amène de nouveaux abonnements. « Nous avons notamment de plus en plus d’acheteurs en France, ajoute l’entrepreneur. Parce qu’il ne faut pas oublier que s’il est essentiel d’aimer son produit, il faut également le vendre! »

Un rêve d’enfant devenu réalité
Julien Perrot et La Salamandre grandissent et évoluent conjointement. En 2016, l’entrepreneur suit le virage numérique et digitalise ses contenus. Il lance aussi une chaîne YouTube intitulée « La Minute Nature » qui réunit chaque semaine des milliers d’abonnés.

« Animateur, coach, spécialiste en communication, producteur de film, j’ai l’impression de devoir apprendre un nouveau métier chaque année, s’amuse-t-il. C’est le rôle du porteur de projet de rester polyvalent pour tester les nouvelles idées avant d’investir. »

En papier recyclé, sans publicité et seulement sur abonnement pour éviter les surplus, La Salamandre s’affirme par ailleurs comme une entreprise engagée en faveur de l’environnement. « C’est selon moi la cause la plus urgente aujourd’hui, soutient Julien Perrot. La Salamandre se concentre sur la nature locale et sauvage: « Nous ne parlons pas de baleines ou de girafes mais de chevreuils, d’hirondelles et de primevères. C’est une nature que les gens peuvent observer eux-mêmes, dès le pas de leur porte et où l’action individuelle a un impact important. »

La Salamandre s’illustre aujourd’hui comme une société à but non lucratif qui compte plus de 70’000 abonnés à ses revues. Julien Perrot a ainsi su transformer son entreprise en élargissant son champ d’activité tout en gardant son identité.

Chiffres-clés de la Salamandre

salariés

abonnés

fondation

29 mai 2020

One Doc

Faut-il nécessairement lever des fonds quand on veut développer une start-up?

Cette thématique est discutée par Arthur Germain, CEO et co-fondateur de OneDoc. Cette plateforme digitale met en relation les professionnels de santé et les particuliers afin de faciliter la prise de rendez-vous médicaux. A travers son propre parcours, il rebat les normes de la création d’entreprise.

En partant de zéro et sans aucune levée de fonds, les deux entrepreneurs ont réussi à faire de leur entreprise la référence de l’industrie médicale en Suisse romande en moins de 4 ans.

Récemment, ils ont adapté leur offre au contexte actuel en proposant une solution de consultation vidéo. Accompagné par notre association pendant 3 ans et très récent alumni, OneDoc emploie désormais 15 personnes pour continuer son déploiement en Suisse alémanique.

Merci à notre parrain Devillard pour avoir participé à la création de ce podcast.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur onedoc.ch
22 mai 2020

TopoTop Climbing

Témoignage d’un candidat

Devancer les questions pour convaincre

Passionné d’escalade, Sébastien Wenger a cofondé TopoTop Climbing, qui vient d’intégrer le programme d’accompagnement GENILEM. Il raconte son expérience.

En emportant l’adhésion du jury le 20 mars dernier, TopoTop Climbing est devenue l’une des 32 entreprises actuellement accompagnées par GENILEM. La jeune société développe la base de données la plus complète d’Europe pour les informations topographiques dédiées à l’escalade. Son application géolocalise l’utilisateur, lui indique quels sont les sites les plus proches et lui fournit des informations détaillées sur chaque itinéraire équipé de la falaise. Les grimpeurs peuvent ensuite suivre leurs performances en inscrivant leurs efforts sur l’application et partager leurs commentaires et ressentis. Du «pitch contest» au comité de sélection de projets jusqu’aux idées d’avenir, l’entrepreneur Sébastien Wenger témoigne de son parcours de candidat auprès de GENILEM.

Pourquoi avoir créé TopoTop Climbing?

Dans ma pratique de l’escalade, j’ai constaté qu’actuellement 95% des informations n’étaient disponibles que sous forme de livres souvent difficiles à trouver. Avec mon cofondateur Thomas Dupas, nous avons donc développé une application référençant toutes les voies d’escalade existantes par région. Les utilisateurs pourront souscrire à différents abonnements, par mois, par région ou illimité. Nous voulons créer une communauté de passionnés. L’application a une vocation internationale. Dans un premier temps nous allons nous focaliser sur le sud de la France avec la région Provence-Alpes-Côte-D’azur (PACA) puis rapidement nous étendre à la Suisse, l’Italie et l’Espagne. Nous espérons pouvoir proposer une couverture européenne dans les cinq années à venir.

La première étape de sélection concerne le «pitch contest». Quelle expérience en retirez-vous?

C’est un événement exigeant. Il faut arriver à présenter son projet d’entreprise en 3 minutes chrono. J’ai dû m’entraîner pour respecter le temps imparti! Puisqu’il n’y a pas d’espace prévu pour les questions après la présentation, il est absolument nécessaire d’anticiper les interrogations que peut se poser le jury pour y répondre directement dans le pitch.

L’essentiel consiste à rester synthétique, en présentant le problème, la solution qu’on souhaite apporter, les chiffres prévisionnels, etc. Il est surtout primordial de parler du marché. Dans mon cas, je commence par cet aspect puisque l’escalade n’est pas un sport commun, parfois même catégorisé en sport extrême. Pourtant, aujourd’hui le monde compte 73 millions de grimpeurs, et leur nombre augmente de 20% par année, notamment avec la démocratisation des salles d’intérieur en ville. Il y a donc un vrai marché disponible et en croissance.

Comment s’est déroulé le comité de sélection de projet?

Le comité de sélection de projet (CSP) a eu lieu le 20 mars en vidéo-conférence étant donné les mesures de protection sanitaires actuelles: une première dans les 25 d’histoire de GENILEM. C’était une expérience particulière de présenter depuis mon salon! La distance complique la création de liens avec les interlocuteurs, il est plus difficile de capter la discussion et leur attention.

Le CSP se compose de dix minutes de présentation, suivies de dix minutes de questions. Il faut donc être préparé à répondre à chaque interrogation, chaque doute. L’objectif est de montrer que vous connaissez parfaitement votre projet et que vous n’avez rien laissé au hasard.

Vous êtes maintenant officiellement accompagné par GENILEM, quelles sont vos attentes?

Nous sommes très heureux d’avoir obtenu le soutien de GENILEM. Leur programme d’accompagnement représente une plus-value incroyable. Tout d’abord, leur approbation valide l’intérêt de notre projet auprès du public et des investisseurs. Le suivi individuel et les séances de mentorat permettent de développer intelligemment notre entreprise. GENILEM offre également l’accès à un large réseau d’entrepreneurs et de chefs d’entreprises romands, avec lesquels on peut partager, apprendre, collaborer.

La prochaine étape à venir est un «challenge board» organisé par GENILEM (il s’agit d’un conseil consultatif composé d’un parrain, d’un entrepreneur alumni, du coach attitré et d’une personne externe sélectionnés selon le projet). Je me réjouis sincèrement d’être bousculé et d’avoir leurs feedbacks pour progresser. Dès la fin de l’été, l’application sera disponible avec près de 10’000 longueurs d’escalade référencées. Aujourd’hui, nous sommes en recherche de fonds pour continuer cette création de contenus.

Processus de sélection GENILEM

1
Diagnostic

L’entrepreneur rencontre un coach GENILEM pour lui faire part de son idée et se confronter aux questions d’un spécialiste. Cette étape est ouverte à tous.

2
Premier pitch

Le candidat a 5 minutes pour présenter son projet devant les coachs GENILEM. Il doit avoir préalablement identifié son marché et sa proposition de valeurs.

3
Le pitch contest

Lors de cet évènement annuel, le candidat expose son projet en 3 minutes devant un parterre composé d’entrepreneurs et de parrains GENILEM. Il doit avoir réuni un prototype, des premiers utilisateurs et les compétences clés au sein de son entreprise.

4
Le comité de sélection de projet

Après avoir réussi les étapes précédentes, le candidat présente son projet devant le comité de sélection GENILEM. L’enjeu est de démontrer la solidité et la plus-value de son entreprise afin d’obtenir un accompagnement de 3 ans.

3 clés de succès

Définir sa cible, choisir ses associés et ne pas oublier de vendre, voici trois règles d’or pour réussir son entrée dans le monde entrepreneurial.

1

Répondre à un réel besoin

« Identifier son marché représente la base de la création d’entreprise, explique David Narr, directeur de GENILEM. Une idée seule n’a pas de valeur. C’est l’identification d’un besoin et la désirabilité du produit qui peut en faire son succès. » Les études de marché constituent un bon outil pour analyser les possibilités de lancement. Elles permettent de définir le public cible et ainsi d’adopter les bonnes stratégies.

2

Savoir s’associer

Avant de se lancer dans l’aventure entrepreneuriale, il est indispensable de choisir les bons partenaires. Les discordes entre associés sont une des causes principales d’arrêt d’activité. Il faut donc rester attentif à s’unir en complémentarité. « Les trois associés de la brasserie lausannoise Docteur Gab’s, que GENILEM a accompagnés, sont un très bon exemple, détaille David Narr. Ces trois amis d’enfance ont des parcours très différents – commercial, technique et financier – ce qui les oblige à argumenter leur idées pour arriver ensemble à une solution nouvelle. » Ainsi, il est souvent préférable de regrouper des savoir-faire différents tout en s’assurant de partager les mêmes valeurs et objectifs que son associé.

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Vendre

La vente est l’objectif final de toute nouvelle entreprise. Que ce soit à destination des particuliers ou des professionnels, l’entrepreneur doit garder à l’esprit qu’il doit vendre son produit. En effet, certaines start-up développent des solutions novatrices, de nouveaux procédés technologiques de pointe mais elles ne doivent pas oublier qu’elles tentent avant tout de répondre à un problème concret. Pour David Narr, directeur de GENILEM, « il est également essentiel de connaître la valeur de son temps, de ses coûts et de s’adresser au bon marché ».

3 raisons d’échecs

Les entreprises accompagnées par GENILEM présentent un taux de survie de plus de 80%. Mais comment éviter de se retrouver dans les 20% restant? Les mises en garde de trois entrepreneurs.

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L’absence de marché

Un ciblage mal réalisé, des prix inadaptés, une mauvaise analyse du marché… Ces erreurs peuvent s’avérer désastreuses pour les entreprises. «Il ne faut jamais oublier le client, rappelle Julien Perrot, fondateur du journal «La Salamandre». Lorsque l’on développe de nouveaux produits, il faut vérifier au préalable ce qu’en pensent les clients potentiels pour rester connecté au marché.» Autre point important: choisir le bon moment pour lancer la commercialisation. Un produit arrivé trop tôt peut manquer sa cible mais s’il arrive trop tard il risque de se retrouver dépassé par la concurrence.

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La précipitation

Les premiers succès commerciaux peuvent déstabiliser une start-up. Négligeant leur trésorerie, certaines entreprises passent alors immédiatement des commandes à leurs fournisseurs, engagent de nouveaux collaborateurs, investissent, diversifient leurs activités. Ces manœuvres peuvent être fatales puisqu’elles génèrent d’importants endettements, entraînant parfois la faillite. « On souhaite toujours que le développement de l’entreprise soit plus rapide mais il faut savoir patienter pour éviter de faire des erreurs de jugement ou de prendre des risques inconsidérés », estime Barbara Lax, fondatrice du réseau de crèches Little Green House.

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L’association malheureuse

Les entrepreneurs font parfois l’erreur de s’associer sans vérifier leur compatibilité professionnelle. Pour Christian Bagnoud, cofondateur de la marque de chaussures pour enfants Benjie of Switzerland, « il est préférable de s’associer avec un partenaire complémentaire plutôt que similaire, c’est cette différence qui permet d’avancer ». L’entrepreneuriat présente souvent d’importantes sources de tensions, il faut donc également s’entourer d’une équipe motivée par ce cadre de travail parfois contraignant.

L’avis

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