25 ans

25 ans de soutien à l’entrepreneuriat

Accompagner ceux qui osent entreprendre. Depuis 25 ans, GENILEM soutient des entreprises novatrices en démarrage. De l’informatique au commerce en passant par l’industrie ou les technologies vertes, GENILEM propose aux entrepreneurs innovants des cantons de Genève et de Vaud un coaching professionnel de 3 ans mais aussi des formations et des séances de conseil.

Avec plus de 260 entreprises épaulées depuis 1995 et un taux de survie à 3 ans de 85%, GENILEM est devenu un acteur majeur de la scène entrepreneuriale suisse. L’an dernier, elle a mené plus de 750 diagnostics de projets et formé plus de 300 créateurs d’entreprise. L’accompagnement sur la durée représente un atout majeur pour les entrepreneurs qui peuvent ainsi partager leurs idées et leurs doutes avec un coach professionnel.

Pour cette année anniversaire, GENILEM vous invite à découvrir la diversité de l’entrepreneuriat romand. Vous retrouverez tout au long de l’année des portraits de femmes et d’hommes qui incarnent la « génération GENILEM ».

Sous forme de vidéos, d’articles ou de podcasts, leurs témoignages permettront de mieux comprendre les défis de l’innovation, et comment ces créateurs ont trouvé les moyens de les relever. Ils discuteront avec des experts des clés du succès mais aussi des raisons de l’échec, partie intégrante de la création d’entreprise.

Plusieurs évènements sont prévus. Vous pourrez notamment participer à des visites d’entreprises ou assister au concours de « pitch » qui se tiendra en automne. En trois minutes seulement, les nouveaux entrepreneurs devront présenter leur projet face à un jury d’experts pour les convaincre de l’intérêt de leurs idées. Suivez notre agenda pour ne pas manquer les inscriptions!

Entreprendre, se développer, acquérir son autonomie, et surtout vendre! Vous trouverez ici les expériences et les conseils essentiels au lancement d’un projet.

David Narr (directeur) & Frédéric Hohl (président)

6 février 2020

Eco Sapin

Alumni GENILEM depuis 2014, Ecosapin a pour mission de faire renaître vos sapins après la période des fêtes.

Son amour pour l’agriculture couplé à une prise de conscience écologique ont poussé Julien Bugnon à créer son entreprise. Le concept est très simple : livrer les sapins avant la période des fêtes et les récupérer directement chez vous pour les replanter afin qu’ils continuent à vivre. Chaque année, 20 agriculteurs et paysagistes se joignent à l’aventure. Après 9 ans d’existence, Julien et son équipe collaborent avec 9 partenaires en Suisse. Fier de la réussite de son entreprise, le credo reste toujours le même : s’amuser en travaillant et donner le sourire aux clients.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur www.ecosapin.ch

Le Conseil

« Il est important de savoir s’entourer et de pouvoir compter sur des personnes autour de soi avec des compétences diverses et variées. »

Julien Bugnon, fondateur d’Ecosapin

6 mars 2020

Little Green House

« Je ne trouvais pas la crèche idéale, alors je l’ai créée »

Proche de la nature, multilingue et flexible, le modèle de crèche de Little Green House essaime dans toute la Suisse. Barbara Lax revient sur son parcours entrepreneurial.

À la naissance de sa fille en 2009, Barbara Lax ne trouve pas de crèche qui corresponde à ses idéaux. Elle décide alors de créer sa propre entreprise. Le concept: des crèches centrées sur la nature, multilingues et qui misent sur une relation de partenariat avec les parents.

« Il est important de pouvoir concilier le travail et les enfants, et cela sans devoir subir de jugement extérieur », dit Barbara Lax. De fait, ses crèches proposent des horaires étendus de 7h à 18h30 et restent ouvertes pendant les vacances. En outre, les parents peuvent y déposer leurs enfants dès 6h et les récupérer jusqu’à 21h si nécessaire. Les frais d’une journée de crèche s’élèvent en moyenne à 150 francs par jour.

Aujourd’hui, l’entreprise de 160 employés affiche un chiffre d’affaires annuel de plus de 10 millions de francs et gère des établissements à Gland, Morges, Versoix, Zurich et bientôt Genève, où une crèche sera ouverte en 2020. L’entreprise totalisera alors plus de 400 places qui serviront à près de 800 familles, la plupart des enfants ne venant pas à plein temps.

Originaire de Bavière, Barbara Lax suit des études d’ingénieur en génie civil à l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) avant de travailler douze ans chez Caterpillar à Genève en tant que stratégiste. « J’aimais mon travail mais j’avais l’impression de n’avoir aucun impact. Je développais de nombreuses idées qui se retrouvaient souvent remisées dans un tiroir, ce que je trouvais particulièrement frustrant. »

Tout en continuant à travailler chez Caterpillar, elle ouvre alors une première crèche à Gland en 2012. « C’était une période exténuante, se souvient-elle. Je ne savais absolument pas comment gérer une start-up ou une crèche, mais je devais paraître sûre de moi pour convaincre les partenaires commerciaux, les autorités et les banques.»

«J’ai fait de nombreuses erreurs à vouloir aller trop vite. J’ai par exemple signé un bail de 10 ans pour l’immeuble du premier site avant d’avoir obtenu le soutien officiel de la banque. Leur refus fut un moment particulièrement rude à vivre.» Mais la triathlète ne se laisse pas décourager. Elle trouve finalement un crédit de 500’000 francs sous cautionnement de ses biens personnels auprès de la Banque Alternative Suisse, qui dispose d’un programme spécial pour encourager les femmes à développer leur entreprise.

L’importance d’un soutien extérieur

« J’étais convaincue d’être suffisamment endurante, résiliente, motivée pour résoudre les problèmes en travaillant toujours plus. J’ai appris douloureusement qu’il faut parfois faire une pause. »

Barbara Lax témoigne également de l’importance du soutien qu’elle a reçu de GENILEM. « Le coaching m’a été essentiel puisqu’il m’a permis de discuter de mes idées et de mes doutes avec une personne extérieure au cercle de mes proches, qui s’inquiétaient trop. J’avais extrêmement peur des conséquences d’une éventuelle faillite mais je crois que de nombreux entrepreneurs passent par ces phases-là. »

GENILEM a aussi aidé l’entrepreneure à comprendre les rouages de l’économie locale et à rencontrer d’autres start-up. Reconnaissante de l’aide qu’elle a pu recevoir, Barbara Lax continue aujourd’hui de soutenir GENILEM en tant que «marraine» pour aider à son tour les jeunes start-up en démarrage.

Pour sa détermination et le succès de son entreprise, Barbara Lax a été récompensée en 2017 du prix de la « femme d’affaires de l’année » décerné par Veuve Clicquot. Forte de ses succès, Barbara Lax développe désormais un service inédit: la crèche «prête à l’emploi». L’entreprise propose l’installation de crèches aux structures préfabriquées et modulaires en bois. La commune intéressée met à disposition un terrain tandis que Little Green House s’occupe de la construction de l’infrastructure, du recrutement des employés, et de la gestion de la nouvelle crèche. Les cantons de Fribourg, de Genève et de Berne ont déjà manifesté leur intérêt.

Chiffres-clés de Little Green House

crèches

employés

fondation

Le Conseil

« Travailler toujours plus est une fausse bonne idée: à s’épuiser on perd le recul nécessaire pour être efficace et avancer. »

Barbara Lax, fondatrice de Little Green House

4 février 2020

La Salamandre

La passion comme moteur

Il y a trois décennies, Julien Perrot lançait un petit journal consacré à la faune locale. Il dirige aujourd’hui une maison d’édition comptant une vingtaine de collaborateurs.

À 11 ans, le jeune Julien Perrot rédigeait la première édition de « La Salamandre », journal consacré à la nature locale. L’objectif : faire découvrir au public la faune et la flore pour l’amener à les aimer et mieux les respecter. Le plus jeune rédacteur en chef de Suisse romande faisait alors la une des médias. « De nombreux Romands se sont abonnés grâce à cette médiatisation », se souvient Julien Perrot qui assure son premier passage télévisé à 12 ans. Aujourd’hui, la revue bimestrielle emploie 20 salariés et se décline en trois versions disponibles en Suisse et en France. La Salamandre publie également 15 livres par année, produit des reportages vidéo et organise depuis 2003 un festival annuel à Morges.

« L’envie de faire découvrir la nature a toujours été mon moteur, souligne l’entrepreneur, diplômé en biologie de l’Université de Neuchâtel. À la fin de mes études, « La Salamandre » comptait 6000 abonnées et j’ai fait le choix de continuer dans le monde du journalisme plutôt que dans la science. De fait, j’ai dû me former à l’entrepreneuriat en autodidacte. Ce n’est pas la voie la plus facile mais elle permet d’apprendre énormément et de développer son instinct, un élément essentiel au monde de l’entreprise. »

La Salamandre a pu bénéficier de l’aide de GENILEM dès 1999, à l’occasion du lancement de son journal pour enfants « La petite Salamandre ». « Ce soutien m’a permis de structurer mon projet, explique Julien Perrot. J’ai appris beaucoup sur les subtilités du management, du financement et du marketing grâce à l’accompagnement d’un coach professionnel de GENILEM. » Le passionné cultive néanmoins son authenticité, comme lorsqu’il convainc des grandes fondations de le soutenir « vêtu de mes chaussures de marche et mon sac à dos ».

Depuis 2011, la société a évolué en une véritable maison d’édition franco-suisse indépendante. Son premier ouvrage publié est un livre de contes. En 2015, la Salamandre décide de proposer deux versions de son magazine pour enfants: « La Petite Salamandre » pour les 4-7 ans et « La Salamandre Junior » pour les 8-12 ans. Cette offre remporte un grand succès et amène de nouveaux abonnements. « Nous avons notamment de plus en plus d’acheteurs en France, ajoute l’entrepreneur. Parce qu’il ne faut pas oublier que s’il est essentiel d’aimer son produit, il faut également le vendre! »

Un rêve d’enfant devenu réalité
Julien Perrot et La Salamandre grandissent et évoluent conjointement. En 2016, l’entrepreneur suit le virage numérique et digitalise ses contenus. Il lance aussi une chaîne YouTube intitulée « La Minute Nature » qui réunit chaque semaine des milliers d’abonnés.

« Animateur, coach, spécialiste en communication, producteur de film, j’ai l’impression de devoir apprendre un nouveau métier chaque année, s’amuse-t-il. C’est le rôle du porteur de projet de rester polyvalent pour tester les nouvelles idées avant d’investir. »

En papier recyclé, sans publicité et seulement sur abonnement pour éviter les surplus, La Salamandre s’affirme par ailleurs comme une entreprise engagée en faveur de l’environnement. « C’est selon moi la cause la plus urgente aujourd’hui, soutient Julien Perrot. La Salamandre se concentre sur la nature locale et sauvage: « Nous ne parlons pas de baleines ou de girafes mais de chevreuils, d’hirondelles et de primevères. C’est une nature que les gens peuvent observer eux-mêmes, dès le pas de leur porte et où l’action individuelle a un impact important. »

La Salamandre s’illustre aujourd’hui comme une société à but non lucratif qui compte plus de 70’000 abonnés à ses revues. Julien Perrot a ainsi su transformer son entreprise en élargissant son champ d’activité tout en gardant son identité.

Chiffres-clés de la Salamandre

salariés

abonnés

fondation

Le Conseil

« On a parfois tellement envie d’offrir de belles choses qu’on risque d’investir trop de temps et d’argent dans le produit en oubliant de questionner le marché et les clients potentiels. »

Julien Perrot, fondateur de La Salamandre

3 clés de succès

Définir sa cible, choisir ses associés et ne pas oublier de vendre, voici trois règles d’or pour réussir son entrée dans le monde entrepreneurial.

1

Répondre à un réel besoin

« Identifier son marché représente la base de la création d’entreprise, explique David Narr, directeur de GENILEM. Une idée seule n’a pas de valeur. C’est l’identification d’un besoin et la désirabilité du produit qui peut en faire son succès. » Les études de marché constituent un bon outil pour analyser les possibilités de lancement. Elles permettent de définir le public cible et ainsi d’adopter les bonnes stratégies.

2

Savoir s’associer

Avant de se lancer dans l’aventure entrepreneuriale, il est indispensable de choisir les bons partenaires. Les discordes entre associés sont une des causes principales d’arrêt d’activité. Il faut donc rester attentif à s’unir en complémentarité. « Les trois associés de la brasserie lausannoise Docteur Gab’s, que GENILEM a accompagnés, sont un très bon exemple, détaille David Narr. Ces trois amis d’enfance ont des parcours très différents – commercial, technique et financier – ce qui les oblige à argumenter leur idées pour arriver ensemble à une solution nouvelle. » Ainsi, il est souvent préférable de regrouper des savoir-faire différents tout en s’assurant de partager les mêmes valeurs et objectifs que son associé.

3

Vendre

La vente est l’objectif final de toute nouvelle entreprise. Que ce soit à destination des particuliers ou des professionnels, l’entrepreneur doit garder à l’esprit qu’il doit vendre son produit. En effet, certaines start-up développent des solutions novatrices, de nouveaux procédés technologiques de pointe mais elles ne doivent pas oublier qu’elles tentent avant tout de répondre à un problème concret. Pour David Narr, directeur de GENILEM, « il est également essentiel de connaître la valeur de son temps, de ses coûts et de s’adresser au bon marché ».

L’avis

Les parrains des 25 ans GENILEM

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